Campagne nationale d’analyse des résidus de médicaments dans l’eau : des résulta
actuellement, il n’existe pas de limite de qualité pour les résidus de médicaments dans les eaux et les réglementations, européenne et française, ne prévoient pas de les rechercher
Depuis plusieurs années, la communauté scientifique et les pouvoirs publics s’interrogent sur la présence dans l’eau, à l’état de traces, de résidus de médicaments et leurs effets sur notre santé. La question des risques sanitaires liés à ces substances est en particulier posée.
Mais actuellement, il n’existe pas de limite de qualité pour les résidus de médicaments dans les eaux et les réglementations, européenne et française, ne prévoient pas de les rechercher, peut on lire dans un communiqué de presse.
Antibiotiques, antidépresseurs, bêtabloquants, contraceptifs oraux, autant de substances biologiquement actives qui sont rejetées de façon continue dans les milieux aquatiques au niveau des stations d’épuration des eaux usées et des déversoirs d’orage aménagés sur les réseaux d’assainissement. Si tout risque de toxicité aiguë est écarté, ces micropolluants sont néanmoins susceptibles d’avoir un impact sur les organismes aquatiques.
Actuellement, il n’existe pas de limite de qualité pour les résidus de médicaments dans les eaux et les réglementations, européenne et française, ne prévoient pas de les rechercher
Aussi, dans ce contexte et bien qu’aucune étude n’ait démontré à ce jour de risque sanitaire lié à la présence de résidus de médicaments dans l’eau, le ministère chargé de la santé a souhaité dresser un bilan de la présence de ces substances dans les eaux destinées à la consommation humaine.
La première analyse en France des résidus de médicaments présents dans l’eau destinée à la consommation humaine vient de livrer ses résultats. Lesquels, à en croire les agences de sécurité sanitaire, paraissent relativement rassurants.
En effet, le ministère chargé de la santé a renforcé dès 2006 la recherche de ces éléments et a lancé en septembre 2009, en collaboration avec le laboratoire Anses d’hydrologie de Nancy, une campagne nationale de mesures de 45 substances pharmaceutiques d’origine humaine, vétérinaire ou de leurs métabolites, sur la base d’une liste5 établie par l’Anses et l’Afssaps.
« Les prélèvements ont été effectués sur des ressources utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine (eau de surface et eau souterraine) », note l’organisme.
Hormis la caféine (qui est par ailleurs un marqueur de l'activité humaine), les molécules les plus fréquemment retrouvées sont la carbamazépine (anti-épileptique) et son principal métabolite, ainsi que l'oxazépam (anxiolytique). L'oxazépam est à la fois une molécule mère et un métabolite (produit de la transformation des médicaments dans l'organisme) de benzodiazépines (anxiolytiques).
En ce qui concerne la méthodologie appliquée, s’agissant des eaux brutes, environ 285 échantillons ont été analysés, 2/3 des échantillons étant des eaux d’origine souterraine et 1/3 des eaux d’origine superficielle. Les eaux traitées correspondant à ces eaux brutes représentent en termes de débit d’eaux distribuées 24% de la population de l’ensemble du territoire national.
Ainsi, pour environ 75% des échantillons d’eau traitée qu’elles soient d’origine souterraine ou superficielle, aucune de ces 45 molécules n’a été quantifiée (hors caféine qui est par ailleurs un marqueur de l’activité humaine).
Par ailleurs, plus de 90% des échantillons présentent une concentration maximale cumulée inférieure à 25 ng/L et moins de 5% des échantillons présentent une concentration maximale cumulée supérieure à 100 ng/L, peut on lire dans un communiqué de presse.
Enfin, la publication d'un plan interministériel d'actions sur les résidus de médicaments dans les eaux est prévue pour le 1er trimestre 2011.
actuellement, il n’existe pas de limite de qualité pour les résidus de médicaments dans les eaux et les réglementations, européenne et française, ne prévoient pas de les rechercher
Depuis plusieurs années, la communauté scientifique et les pouvoirs publics s’interrogent sur la présence dans l’eau, à l’état de traces, de résidus de médicaments et leurs effets sur notre santé. La question des risques sanitaires liés à ces substances est en particulier posée.
Mais actuellement, il n’existe pas de limite de qualité pour les résidus de médicaments dans les eaux et les réglementations, européenne et française, ne prévoient pas de les rechercher, peut on lire dans un communiqué de presse.
Antibiotiques, antidépresseurs, bêtabloquants, contraceptifs oraux, autant de substances biologiquement actives qui sont rejetées de façon continue dans les milieux aquatiques au niveau des stations d’épuration des eaux usées et des déversoirs d’orage aménagés sur les réseaux d’assainissement. Si tout risque de toxicité aiguë est écarté, ces micropolluants sont néanmoins susceptibles d’avoir un impact sur les organismes aquatiques.
Actuellement, il n’existe pas de limite de qualité pour les résidus de médicaments dans les eaux et les réglementations, européenne et française, ne prévoient pas de les rechercher
Aussi, dans ce contexte et bien qu’aucune étude n’ait démontré à ce jour de risque sanitaire lié à la présence de résidus de médicaments dans l’eau, le ministère chargé de la santé a souhaité dresser un bilan de la présence de ces substances dans les eaux destinées à la consommation humaine.
La première analyse en France des résidus de médicaments présents dans l’eau destinée à la consommation humaine vient de livrer ses résultats. Lesquels, à en croire les agences de sécurité sanitaire, paraissent relativement rassurants.
En effet, le ministère chargé de la santé a renforcé dès 2006 la recherche de ces éléments et a lancé en septembre 2009, en collaboration avec le laboratoire Anses d’hydrologie de Nancy, une campagne nationale de mesures de 45 substances pharmaceutiques d’origine humaine, vétérinaire ou de leurs métabolites, sur la base d’une liste5 établie par l’Anses et l’Afssaps.
« Les prélèvements ont été effectués sur des ressources utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine (eau de surface et eau souterraine) », note l’organisme.
Hormis la caféine (qui est par ailleurs un marqueur de l'activité humaine), les molécules les plus fréquemment retrouvées sont la carbamazépine (anti-épileptique) et son principal métabolite, ainsi que l'oxazépam (anxiolytique). L'oxazépam est à la fois une molécule mère et un métabolite (produit de la transformation des médicaments dans l'organisme) de benzodiazépines (anxiolytiques).
En ce qui concerne la méthodologie appliquée, s’agissant des eaux brutes, environ 285 échantillons ont été analysés, 2/3 des échantillons étant des eaux d’origine souterraine et 1/3 des eaux d’origine superficielle. Les eaux traitées correspondant à ces eaux brutes représentent en termes de débit d’eaux distribuées 24% de la population de l’ensemble du territoire national.
Ainsi, pour environ 75% des échantillons d’eau traitée qu’elles soient d’origine souterraine ou superficielle, aucune de ces 45 molécules n’a été quantifiée (hors caféine qui est par ailleurs un marqueur de l’activité humaine).
Par ailleurs, plus de 90% des échantillons présentent une concentration maximale cumulée inférieure à 25 ng/L et moins de 5% des échantillons présentent une concentration maximale cumulée supérieure à 100 ng/L, peut on lire dans un communiqué de presse.
Enfin, la publication d'un plan interministériel d'actions sur les résidus de médicaments dans les eaux est prévue pour le 1er trimestre 2011.





